Vivre... et arrêter de sousvivre
22 janvier 2021
J'ai le choix de dire oui j'ai le choix de dire non, j'ai le choix de ME choisir, j'en ai le droit et j'en ai peut être même le devoir.
J'ai longtemps eu la croyance que me choisir était un acte égoiste que la vie se déroulait dans le monde et que c'était vers lui qu'il était juste de tourner mon attention.
Et j'ai pris conscience que cette croyance était extrêmement destructrice pour moi.
La vie s'est chargée de me le montrer : j'ai vécu les blocages, la douleur, le manque, la frustration, la séparation sous toutes ses formes...
Et un jour de grand désarroi, cela m'a sauté à la figure. J'ai compris. Que je survivais... ou plutôt je sousvivais.. parce que je m'étais coupée de moi-même parce que je me niais pour vivre ma vie dans les chaussures des autres.
J'avais pourtant tout lu, tout écouté, tout "compris", tu parles mon mental était au taquet oui !
Et ce jour là j'ai compris qu'il y avait un risque à prendre : choisir la voie de mon coeur ! Ce qui revenait à lâcher l'impossible pour ma tête... Je l'avais entuendue bien des fois cette voix du coeur mais mon mental n'aimait pas du tout ce qu'il entendait... donc je persistais dans mon entêtement, avec mes oeillères... et mes barrières...!!
J'ai vu tout à coup combien ce que je vivais était faux. J'ai ressenti combien tout cela dissonait.
J'ai compris qu'en tournant le miroir vers moi, en choisissant de m'occuper de moi, je libérais le monde du poids de ma complainte, de mon insatisfaction, de ma souffrance..
En choisissant d'être libre et heureuse, je permettais à l'humanité tout entière de faire un pas vers le bonheur.
J'ai compris qu'en tournant mon attention vers moi, je choisissais d'honorer la Vie. De lâcher la lutte pour entrer dans un merveilleux processus de réconciliation. D'écouter et de suivre la voix de mon coeur pour assumer des choix qui pouvaient mettre mon mental en panique..
Je choisissais de me faire confiance, de faire confiance en la Vie, ancrée dans ma présence aimante et accueillante, de regarder en face en moi la victime, la pauvre petite chose comme le juge, le bourreau, la Mére supérieure du couvent...
Si on ne peut changer le passé, on peut en revanche changer son regard sur lui.
En un clin d'oeil et c'est pas du vent !
Et poser un regard aimant sur toutes les parts de soi, c'est changer de paradigme, s'ouvrir au Nouveau monde.
C'est aussi cesser de juger l'autre, cesser de pointer à l'extérieur de soi toutes les causes de mon malheur.
C'est un choix, une décision.
L'instant présent est neuf, plein de promesses.
Chaque respiration est un renouvellement, une invitation à lâcher l'ancien pour faire un nouveau choix.
Chaque instant, chaque jour est un nouveau cycle, un recommencement, une nouvelle opportunité.
Qu'est ce que j'en fais ?...
Je suis une opportunité insoupçonnée à chaque instant.
Je suis libre de me dire oui, libre de me dire non, je suis le projecteur de ma réalité.
Inspire... Expire... Ecoute...
La Vie est belle et la période que nous traversons extraordinairement soutenante et boostante !
Tu n'en es pas conviancu.e ? Ecoute encore un peu plus près...

Stéphanie